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Marek Kalis, garant de la Polonité dans le Hainaut

Publié le par MG

Marek Kalis dans son épicerie de spécialités polonaises, Gosia, à Valenciennes - Photo : 26 avril 2019.

Marek Kalis dans son épicerie de spécialités polonaises, Gosia, à Valenciennes - Photo : 26 avril 2019.

Ancien cadre commercial dans un hypermarché, Marek Kalis entreprend diverses actions pour perpétuer les souvenirs de la présence polonaise dans l’ancien Bassin minier du Nord et plus particulièrement dans le Hainaut. Arrivé en France à l’âge de 12 ans, bilingue, passionné d’histoire, il entend promouvoir la culture polonaise et dépoussiérer les clichés liés à la Polonité.

 

Cent ans après son arrivée dans le Nord-Pas-de-Calais, la communauté polonaise conserve des traditions propres qui forgent une identité éloignée de celle de la Pologne actuelle. Depuis 1919, date de la convention franco-polonaise, cette communauté cultive non sans une certaine nostalgie des traditions qu’elle cherche à transmettre aux jeunes générations au travers du tissu associatif comme celle des Ch’tiski1. Présidée par Marek Kalis, cette nouvelle association du Valenciennois souhaite présenter la culture polonaise tant locale que d’Europe centrale.

S’il existe encore une centaine d’organisations plus ou moins actives dans le Nord de la France, la transmission devient de plus en plus difficile en raison souvent de l’âge des responsables et des adhérents. En tenant compte de l’histoire de l’immigration polonaise dans l’ex-Bassin minier, des coutumes qui perdurent sur le territoire et de l’actualité polonaise, les Ch’tiski conjugueront passé et présent, mémoire et modernité en vue d’entretenir de manière intergénérationnelle la Polonité du Hainaut. Un groupe Facebook vient d’être créé et un week-end festif est déjà prévu à Wallers-Arenberg les 7 et 8 décembre 2019.

1. Les Ch'tiski est un terme inventé par Henri Dudzinski du Polkabaret dans le cadre de son spectacle Stanis le Polak. Cette appellation fait référence évidemment à tous les Nordistes dont les origines remontent à l'immigration polonaise dès l'année 1919.

Logo de l'association "Les Ch'tiski".

Logo de l'association "Les Ch'tiski".

La gastronomie polonaise a traversé les frontières et le siècle sans difficulté. Qui n’a jamais goûté les spécialités sucrées comme le Makowiec ou Makotch (roulé au pavot), le Placek (gâteau brioché aux raisins secs) ou le Sernik (gâteau au fromage blanc) ? Qui n’a jamais entendu parler de la Metka (grosse saucisse), de la Sosiska (petite saucisse) ou des Rolady (paupiettes de bœuf) ? Là encore, Marek Kalis a compris que la culture culinaire de Pologne est toujours très appréciée dans le Hainaut. Aussi a-t-il ouvert à Valenciennes, une épicerie de spécialités polonaises, Gosia.

Au 72 rue de Denain, pierogi (à la viande, au chou, aux épinards, à la russe, aux myrtilles, au fromage blanc, etc), gołąbki, kluski na parze, kluski śląskie, bigos cuisinés naturellement comme les faisait Babcia (grand-mère) se vendent au kilo. Dans les vitrines réfrigérées voisines, toutes les charcuteries, poissons (saumon fumé, maquereaux, filets de harengs, etc) et fromages à la polonaise parfument l'endroit. Sur les étagères, les bocaux de soupes (żurek par exemple), de cornichons (ogórki), de choux préparés (kapusta), de champignons, de condiments s'alignent en face des confiseries et sucreries.

L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.
L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.

L'épicerie Gosia à Valenciennes - Photos : 26 avril 2019.

Fort heureusement, les coutumes résistent au temps. Pour certains, Noël et Pâques continuent de se dérouler « à la polonaise ». Les descendants d’immigrés polonais aiment se rendre en famille à la messe, dégustent la Świąteczna (saucisse à la marjolaine), perpétuent le Smigus-Dyngus… Mais la perte des connaissances culinaires conduit souvent à acheter en grande surface lors des opérations commerciales appelées « semaines polonaises »... ou, depuis peu, chez Gosia (Margot en Polonais). Marek Kalis, gérant de cette boutique, se montre soucieux de la qualité des produits traditionnels de son pays d’origine.

Dénonçant l’industrialisation des spécialités vendues dans les centres commerciaux, Marek réapprovisionne chaque mercredi ou jeudi ses stocks de victuailles en se rendant directement en Basse-Silésie chez des fournisseurs qui préparent encore à l’ancienne. Fort de son succès, le magasin présentera à partir du 6 septembre 2019 une gamme élargie et nouvelle. Quant aux restaurants polonais, si présents hier sur notre territoire, ils ferment les uns après les autres. Ne survivent aujourd’hui dans le Nord-Pas-de-Calais que Comme chez Babcia à Lens et le Lajkonik à Beuvry.

gołąbki et pierogi - Photos : 28 décembre 2015 et 26 juillet 2019.gołąbki et pierogi - Photos : 28 décembre 2015 et 26 juillet 2019.

gołąbki et pierogi - Photos : 28 décembre 2015 et 26 juillet 2019.

Le déclin de la connaissance et de la pratique de la langue polonaise n’a pas non plus échappé à Marek Kalis. Sur Facebook, il rappelle par exemple l’étymologie des patronymes polonais. Un membre de l’association Les Ch’tiski, dispense même des cours de polonais au sein de la mairie annexe de Raismes chaque vendredi dès 16h30. Conscient de cette quête identitaire, Marek sent que c'est le moment d’agir pour garantir le maintien de la culture polonaise dans le Valenciennois.

 

MG - 29 août 2019.

Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.
Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.

Rentrée des classes 1976 à Wałbrzych (Silésie) pour Marek Kalis qui confie ceci : « à l'époque - j'avais 7 ans -, l'uniforme (blouse bleu marine, col blanc) avec écusson de l'école sur la manche, la clé de la maison autour du cou, le cartable, le sac avec des chaussons. Chaque école avait son écusson dès la primaire. Puis la photo traditionnelle de la première classe, tout le monde se mettait sur son 31 pour le premier jour qui était très solennel (tout comme le dernier d'ailleurs avec la remise des bulletins… J'avoue que, même si je me suis vite habitué, j'ai été choqué à mon arrivée en 1983, que la rentrée ne ressemblait à rien dans mon collège Jean-Moulin de Wallers. Autre curiosité dans mon esprit de petit Polak, c'est le fait que les parents accompagnaient les enfants à l'école, cette coutume n'existait pas en Pologne. Dès la première classe, on était autonome. D'autres lieux, d'autres coutumes. » - Documents : Marek Kalis.

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