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ANICHE : la déclaration de mobilisation générale de 1914

Publié le par MG

ffiche « Ordre de mobilisation générale » datée du 2 août 1914, papier, 92 x 73 cm, coll. Archives nationales.

ffiche « Ordre de mobilisation générale » datée du 2 août 1914, papier, 92 x 73 cm, coll. Archives nationales.

Le samedi 1er août 1914, vers 17 heures, le tocsin sonne à Aniche : il annonce la mobilisation décrétée ce même jour.

Il retentit une seconde fois le dimanche 2 août au matin, lorsque l'ordre officiel est placardé dans la commune. L'affiche précise : « Le maire porte à la connaissance de ses administrés que la mobilisation est fixée au dimanche 2 août de minuit à minuit... ».

Simultanément, le garde-champêtre Théodore Détroy parcourt les rues au tambour pour annoncer la mobilisation générale. Cet instrument, conservé, sera prochainement exposé dans une salle de la Société d'Histoire d'Aniche, 2 rue Léon-Gambetta.

Les hommes se rendent à la mairie et des rassemblements se forment dans les rues. La guerre n'est pas encore déclarée, mais l'ordre de mobilisation suffit : dès le lendemain, un premier contingent de soldats part.

Tambour du garde-champêtre anichois Théodore Détroy conservé à la Société d’Histoire d’Aniche. Photos : MG - 24 juillet 2026.
Tambour du garde-champêtre anichois Théodore Détroy conservé à la Société d’Histoire d’Aniche. Photos : MG - 24 juillet 2026.

Tambour du garde-champêtre anichois Théodore Détroy conservé à la Société d’Histoire d’Aniche. Photos : MG - 24 juillet 2026.

Le 3 août au soir, à 21 heures, la foule réunie devant la mairie chante la Marseillaise. Les jours suivants, chaque matin à 5 heures, la musique municipale joue sur la Grand'Place le Chant du Départ, écrit en 1794 par Marie-Joseph Chénier (1764-1811) et mis en musique par Étienne Nicolas Méhul (1763-1817). Les hommes rejoignant Cambrai à pied sont escortés jusqu'à la Verrerie d'En-Haut par des musiciens jouant l'Air de Kopierre. Cet air, composé en 1911 par Jules Dangréau, directeur de l'Harmonie municipale, est écrit sur des paroles de Jean-Baptiste Bourlon (1859-1919), souffleur de verre et syndicaliste CGT du Nord.

Texte : MG - 25 juillet 2026.

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